Diarrhées, douleurs au
ventre, perte de poids... Ces symptômes cachent peut-être
une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI). Ces
affections ne sont pas à prendre à la
légère.
Deux pathologies
Il existe deux principales maladies inflammatoires chroniques de
l'intestin: la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.
La maladie de Crohn touche l'ensemble du tube digestif, provoquant des
lésions profondes. La rectocolite déclenche
deshémorragies au niveau du côlon du rectum.
Les deux maladies évoluent par poussées. Elles ne sont
pas mortelles mais peuvent engendrer fistules et abcès, voir une
occlusion intestinale, et augmentent fortement le risque du cancer
colorectal. Toutes les deux sont des affections de longue durée
et sont prises en charge à 100 % par l'assurance-maladie.
Des symptômes alertant
Ces deux maladies se manifestent par des douleurs et des diarrhées
(contenant du sang et des glaires) très fréquentes et qui
durent plus d'un mois. Il faut absolument. La perte de poids, la
fièvre doivent alerter doublement. Autres symptômes:
douleurs articulaires, aphtes, troubles oculaires, lésions
cutanées, malaises... Une coloscopie permet de
différencier ces deux affections.
Les facteurs aggravants
Les premiers symptômes apparaissent souvent vers 20-25 ans. La
maladie de Crohn touche principalement les femmes dès
l'adolescence, laissant supposer, laissant supposer des facteurs
hormonaux. Al’ origine de ces pathologique, une anomalie
immunitaire et une prédisposition génétique sont
avancées. L'environnement compte également: une personne
ayant grandi au contact d'infections bactériennes ou
parasitaires sera mieux protégé. Par ailleurs le tabac
est un facteur très aggravant.
Les traitements
Pour atténuer la maladie
Les traitement actuels permettent de contrôler les
poussées de ces maladies, de prévenir les
récidives et surtout d'améliorer la qualité de
vie, mais ne soignent pas. Les médicaments sont corticoïdes
contre les poussées et les crises, les dérivés
aminosalicylés qui évitent la récidive, les
immunosuppresseurs qu’agissent sur le système immunitaire,
et les biothérapies, avec des anticorps qui évitent les
inflammations. On étudie de nouveaux remèdes pour les
personnes insensibles aux traitements existants. Une alimentation peu
acide (sans agrume, tomate... ni alcool) améliore aussi le
confort du malade. parfois, une intervention est nécessaire pour
enlever les parties d'organes les plus endommagées.