Les origines celtes de la fête d'Halloween, histoire d'une tradition
La fête celte d'Halloween est en train de se répandre en France et l'on va voir les jours prochains moult citrouilles et autres potirons. Mais la citrouille n'a pas toujours été une tête fantomatique accrochée dans la fenêtre un soir d'Halloween pour chasser les esprits des morts. Ni un objet lancé avec dextérité et fureur sur Ichabod Irving par le cavalier sans tête dans le conte immortel de Washington Irving. Ni la citrouille changée en carrosse de son enfance, thème qui a été exploité dans le merveilleux conte de Cendrillon par Walt Disney. Deux ou trois millénaires Mais quelles sont ses origines, et qui a introduit cette tradition sur le nouveau continent ?
Voici deux à trois millénaires que tout ceci a commencé dans les tribus gauloises. Les Gaulois étaient le plus riche et le plus nombreux des peuples celtes. L'année gauloise se terminait à la fin de l'été le jour précis qui correspond aujourd'hui au 31 octobre. Les troupeaux étaient ramenés des prairies aux étables, et le soleil était remercié de la moisson, qui représentait une aide pour la bataille à venir contre les ténèbres et le froid. Ce dernier jour de l'année, on supposait que les esprits pouvaient faire une brève visite à leurs parents. En cette nuit du 31 octobre au 1er novembre commençait « Samain ». Au cours de cette première nuit de la nouvelle année on exécutait tout un cérémonial rigoureux afin de s'assurer d'une bonne année à venir. D'origine gauloise Le soir, les Gaulois avaient éteint le feu dans l'âtre de leurs foyers, ensuite, au cours de la nuit ils se rassemblaient en cercle et les druides étouffaient solennellement le feu sacré de l'autel, puis frottaient des branches sèches du chêne sacré jusqu'à enflammer un nouveau feu pour honorer le dieu du soleil, et effrayer les esprits diaboliques.
Chaque chef de famille recevait de la braise rouge recueillie dans ce feu pour en allumer un nouveau dans son âtre, feu qui devait brûler jusqu'à l'automne suivant. Ce feu sacré devait protéger du danger le foyer tout au long de l'année. Un festin rassemblait tout le village, au cours duquel on buvait de la bière, du vin, de l'hydromel. La fête durait une semaine à quinze jours et pour être certains d'effrayer les esprits, les Gaulois étaient grimés et portaient des costumes effrayants. Incorporer Samain au calendrier catholique prit plusieurs siècles.
Au VIIIe siècle le pape Grégoire III déplaça la fête des Saints en novembre. Vers 840, le pape Grégoire IV installa Toussaint, décrétant que ce jour et la veille seraient observés. Odilon de Cluny choisit en 1 048 le 2 novembre comme le Jour des Morts. Le mot anglais viendrait de cette époque. All Hallows'day pour la Toussaint, All Hallow E'en pour la nuit sainte qui précède. Il devint Halloween bien plus tard. Alors qu'en France la culture celte disparaissait, des coutumes populaires de Samain continuèrent à se développer en Irlande, Écosse, Pays de Galles, et certaines régions d'Angleterre. A la suite d'une grande famine, les pratiques d'Halloween se déplacèrent avec la grande émigration Irlandaise de 1 846/48 vers les États-Unis, emportant avec elles l'un des personnages les plus populaires de Halloween.